Redépart du camp de berger avec 2h de prévues pour Llenge et comme d’abitude “Direct”. Une bergère un peu plus bas a gentillement interrompu son tricot pour nous montrer le “chemin”: un vieux sentier pas dégagé sur lequel poussent des géantes fougères. Toujours “”Direct”, on n’avais pas fait 50 metres qu’on se trouvait déja devant un croisement… C’était partis pour l’exploration, comme dans les jeux vidéo sur ordi on découvrait la carte au fur et à mesure de notre avancée. Bien sur, c’est toujours le dernier essai le bon.
On a tourné, tourné, revenu 2 fois au point de départ pour finalement se décider à emprunter celui qui nous paraissait le plus dégagé et qui correspondait aux explications : un lit de rivière en pente raide où meme sans sac il fait palir. En bas, une route! trop heureux on prend dans le sens de la descente pour se rendre compte une heure plus tard qu’elle était sans issue… Rebelotte revenir au point de départ de la route et recommencer dans l’autre sens… Rester Zen! Pour croiser de nouveau un berber qui nous dit de descendre “Direct” à travers la foret.

On a pas insisté et continué sur la route pour finir dans un petit village qui était justement celui du berger. Ils vivent là pour 5 mois, le reste de l’année à Pogradec. A notre arrivée, on pensait etre dans un village d’enfants, avec 5 ans de moyenne d’age mais finallement les maman sont aparues 10 min après. La fin d’après midi s’est déroulée près d’un grand feu pour le bonheur des enfants infatigbles pour collecter tout le bois autour, se déplaçant avec nos batons à chaque fois. Nous avons fini invités par une des familles dont le papa est bucherons et ils ont une famille de 5 enfants, presque comme à la maison.
2 des filles nous ont guidé un bout de chemin le lendemain avec moult explications… dont on a compris que la moitié. De toute façon, comme d’abitude c’est “Direct”.
On commence à avoir le cou de main et à la rivière on est descendu direct le long… ça allait à peu près jusqu’à ce qu’on ai à escalader les tronc abatus par les bucherons… décidément! Ces derniers nous ont vu arriver de loin et pris en pitié. Après un café petit dejeuner (pain/fromage), l’un d’eux nous a guidé jusqu’au sentier en bas d’un monastère et dit de monter rejoindre la route, et surtout d’oublier Llenge qui se trouvait de l’autre coté du canyon par un chemin pas du tout adapté pour nous.

 

On a atteint le monastère SHENMERENA, 550 ans, en début d’après midi et été accueillis par Père Thomas, et le gérant des lieux. De là, on s’est retrouvé embarqué par le maçon, électricien… qui rénove le batiment des invités, à aller récupérer l’eau à une fontaine sur le chemin, voir une grotte sacrée, passer au bar en haut de la montagne, aller jusqu’à Llengue… byby notre après midi de repos revè! il était incervable à courir de tous le cotés. Retour de nuit completement HS au monastère.

Petite information sur les monastères dans les Balkans : ils vous hébergent gratuitement quelque soit votre religion, mais le matin réveil à 5h pour tout le monde, que vous alliez prier ou non. La règle est la meme pour tous.