Comme à notre habitude, nous avons suivi les petites routes de village qui nous ont amené à franchir la dernière grosse montagne de Macédoine qui sera aussi la dernière de notre voyage 100% en marchant.
Dans l’un des vilages précédents, tout les tracteurs, presque unique moyen de transport du coin nous faisaient de grands signes. Les conducteurs variaient de 12 à 60 ans, filles et garçons : pas de sexisme. La pluspart du temps, toute la famille est dessus ou dans la remorque. L’un d’eux chargé de 3 gamins nous a invité à rester chez eux. C’est une famille musulmane d’albanais, et à priori tout le village l’est aussi. Ils font le ramadan mais ça ne les a pas empeché de nous servir avant le coucher du soleil officiel, ils nous ont expliqué qu’en tant que voyageurs et le père ayant bossé toute la journée on a le droit de manger avant. Et principal détail, ça ne leur posait aucun problème.
Après une nuit dans un lit douillet, on était pret à affronter notre dernière montagne! En plus bonne nouvelle, ils nous ont indiqué un raccourcis n’étant pas sur la carte mais restant une reelle route de macadam. Fini le direct d’Albanie! En chemin, une autre famille nous a invité à boire le café, et ça tombait bien car on a appris en meme temps qu’on avait loupé le croisement. Le temps qu’une averse passe, ils ont fait un bout de chemin avec nous pour etre sur de pas nous tromper. Ca faisait bizarre de se dire que c’est la dernière grosse cote. En haut, on a croisé des randonneurs à cheval, et un sacré paquet! Ils font tous les ans la route entre Skopje et Krucevo. Un français en faisait partie et j’ai eu l’honneur de monter l’un de leurs chevaux. Comme toute manifestation, ils avaient la voiture boissons les suivants qui nous a aussi ravitaillé en cola et bierre. Nikel pour feter la descente.
On pensait poser la tente dans la vallée près dela rivière… Certes nous avons eu un superbe accueil mais on a préféré courir jusqu’au village, nos hotes étant un régiment de moustiques afamés et insectes volants en tout genre. Du cou on a fini par dormir sur la terrasse du magason du village qui a des banc aussi larges que nos tapis de sol. Unique incovénient, attendre que les jeunes client bourrés décollent.

Qui a déjà conduit un tracteur?