Transatlantique : Dernières vagues

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Nous avons rembarqué à bord du Sunspray pour nos dernières vagues, à English harbour la veille de notre départ pour Trinidad. Pour fêter nos retrouvailles, on a dîné une dernière fois dans notre snack préféré, complètement addict de leur hamburgers (les vrais pas ceux de Mcdo) et de leur rhum punch. L’idée pour cette fin de transatlantique était de se balader tranquillement jusqu’à Trinidad en stoppant sur les îles entre les 2.

Dans la matinée, j’ai été dépenser nos derniers dollars antiquais pour des glaces et on a pris le large juste après avoir fait le plein. Au vu du climat, Laurent et Philip ont opté pour passer « sous le vent », c’est à dire coté ouest de l’île à l’abri des rafales de l’océan. On a avancé sans problèmes jusqu’à la Guadeloupe et 6h après, on mouillait pour la nuit à Deshaie, au nord ouest de l’île. Excellente nouvelle : pas de mal de mer pour moi, rien de rien ! Bon j’ai passé plus de la moitié du trajet à pioncer, c’est peut être pour ça… La vie est toujours aussi simple a bord, et encore plus quand on ne fait pas de quarts de nuit, et qui dit pas de boulo dit forcément tester tout ce rhum ramené par les garçons lors de leur escapade à la rhumerie d’une des îles. Philip nous a fait un sacré rhum punch maison !

L’étape suivante était les Saintes. La navigation alternait entre coup de vents lorsqu’onOLYMPUS DIGITAL CAMERA passait des vallées et calme presque plat qui nous a obligé à mettre le moteur le long de l’île. Par contre, une fois au large c’était partit pour bien avancer. Les garçons ont opté pour le mouillage à l’île du Croquet et Philip à la barre commençait a zigzaguer entre les autres bateaux pour rejoindre une des bouées quand tout le monde a commencé à nous faire des grand signes.Je pensais que c’était pour les 2 nageuses en face de nous mais non, c’était pour nous dire que les bouées sont réservées aux bateaux de 12m maximum ! Forcément avec notre 20m on dépassait un peu beaucoup. Donc il est ressortit et a posé l’ancre juste à coté et tant pis si les garde cote viennent nous chasser. Ayant encore quelques heures de soleil devant nous, on est partit explorer l’île avec Laurent. Comme d’habitude, on a essayé de monter directement dans la montagne sans chercher bien longtemps un chemin alors qu’il était 100m plus loin… J’ai rapidement abandonné l’ascension, mes Crocs me faisaient passer plus de temps au sol que sur mes 2 pieds. En attendant le retour des garçons j’ai fait connaissance avec le seul habitant de l’île. Imaginez vous seul sur une île des caraïbes, habitant dans la dépendance d’un ancien hôtel ! J’aurai volontié pris sa place sachant qu’il avait été relogé là suite à l’installation d’éoliennes sur son terrain sur une autre des îles. Il vit de ses masques en argile servant de pots de fleurs vendus aux touristes. L’île était au départ une prison, dont il reste quelque fortifications puis un hôtel s’y était installé avant d’être abandonné. Il nous a conseillé quelques coins pour faire de la plongée autour de l’île, donc c’est décidé on reste 2j au mémé endroit. Pour le coucher de soleil, on a eu droit au gros voilier faisant sont adieu.

Le lendemain, les garçons ont plongé pour nettoyer la coque dans la matinée puis on a plongés tout les 3 dans l’après midi pour découvrir les fond marins du secteur et c’était vraiment chouette. On a piqué la bouée du club de plongée pour amarrer notre dinghy, ils sont venus un peu plus tard et n’ont rien dit… C’était la 2e fois de ma vie que je faisait de la plongée, et Güneş ayant sa licence a joué les instructeurs pour moi. Je ne m’en suis pas trop mal sortie sauf que de temps en temps je me retrouvais d’un coup à la surface sans comprendre comment avant de redescendre voir Güneş, juste assez pour manger ses bulles et le voir tourner dans tous les sens pour me retrouver. On était remonté une fois à la surface pour récupérer mon appareil et Güneş avait automatiquement mis son tuba. Il a replongé avec moi puis je l’ai vu remonter, replonger et recommencer 2 ou 3 fois. J’ai eu l’explication plus tard : ayant son tuba dans la bouche et non le respirateur, forcément quand il plongeait il buvait la tasse ! Mais il lui a fallu quelques tentatives avant de comprendre que le respirateur c’est mieux dans la bouche quand on est sous l’eau. Après ces péripéties, on avait l’estomac qui criait famine et je me suis lancée dans la préparation de quiches… qui ont mis beaucoup, vraiment beaucoup de temps à cuire. Je pensais qu’ils dormiraient tous pour la 2e, mais non ils se sont tous relevés, des ventres a pattes ces hommes !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOn a continué avec les voiles direction Dominica toujours sous le vent. Gunes ne sachant surement pas quoi faire et s’est transformé en vitrier au milieu des embruns de l’océan… A peine arrivés au mouillage, Laurent a sauté à l’eau jusqu’à la terre ferme. J’ai commencé à faire de même mais je suis vite remontée à bord. Il n’y a qu’un animal que je déteste vraiment dans l’eau : les méduses ! J’en ai encore des cicatrices de leur cousines en Corse.Il nous a ramené des noix de coco mais elles étaient presque toutes envahies de thermites. Seule une était buvable. Comme on dit c’est l’intention qui compte.

Quel est le meilleur endroit où vous ayez plongé ?

2 Responses to Transatlantique : Dernières vagues

  1. Parrain

    Te voici bien inspirée, on sent que ton aventure sur ce voilier était vraiment agréable et sympathique ! Difficile de trouver de meilleures conditions pour une telle traversée !

    • Sandrine

      oui c’était super

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