Nous sommes repassé en Serbie pour 2 raisons : revoir les amis rencontré plus tot et participer au festival Šumes. C’est un festival de théatre avant gardiste qui à lieu tous les ans à Porodica Bistrih Potoka.

Prodica Bistrih Potoka est la communauté la plus ancienne des Balkans. Son fondateur est un écrivain, artiste et auteur de théatre dramatique, Bozidar Mandic. C’est un homme très simple et accessible, avec un anglais qui lui est typique comme faire une pause : “have little holliday”.  Sa phrase phare et aussi la notre depuis : “life is difficult… but nice!” En créant cette maison ouverte il y a 35 ans, Bosko veux partager ses principes et sa façon de vivre :  la non-violence, la simplicité, l’amour, la bonté, la beauté, l’amitié, la vérité, l’humilité, la vérité, l’amour, le bien, la paix, le travail, la chance, le  non égoïsme (altruisme), le courage – les valeurs mêmes que la vie d’aujourd’hui à mis à l’écart ou oubliées. La vie y est très simple, sans fioritures et quel que soit la personne de passage chacun est accueillit au même titre. Personne n’est célèbre, supérieur par son cadre social ou autre : tout le monde est égal et participe aux taches de la vie quotidienne comme cuisiner, faire la vaisselle, aller chercher de l’eau à la rivière (maison sans eau courante)…

C’est la 11e foie qu’ils organisent le festival Šumes. C’est l’un des festivals les plus originaux d’Europe, qui à lieu à Porodica Bistrih Potoka pendant trois jours au cours de laquelle il y a des conférences avec échanges, des pièces de théâtre faites par des acteurs et des volontaires, des films, des lectures de textes, et l’expression de la scène expérimentale. Les participants, acteur et public ne font qu’un, et le sens de la fête est à la recherche de nouvelles esthétiques et de nouveaux travaux qui n’ont pas été conditionnées par l’argent, mais plutôt qui découlent de l’esprit et de la volonté de la beauté. C’était 3 jours riches en expériences, échanges, pleins d’activités et pour moi un nouveau regard sur le théâtre qui jusqu’à présent se résumait aux pièces classiques entre 4 murs. Juste un bémol, sans traducteur on est vite perdu lors des conférences.

Pour conclure, que soit soit Gunes ou moi, on est sous le charme de cette maison au milieu de nulle part et Bosko avec Nestor et Katia sont de vrai bout en train toujours joyeux de partager leur domaine.