J’ai rencontré Viktor lors de mon séjour à Moitas, et c’est tout naturellement qu’il m’a proposé de venir chez lui à Fortaleza. Sa maison est toujours pleine de monde! Les habitants principaux : son frère Viktor (aussi) étudiant et photographe, sa soeur Theresa et son mari artistes peintres absents pour le moi, Selmo et Eriki 2 amis. Sans compter tous les amis et couchsurfeurs de passage! Il nous est arrivés d’être 16 venant de tous les horizons! Je ne vous dis pas le bordel que c’était mais une superbe ambiance. J’y ai même retrouvé 2 frenchis, Léo et Alexis qui se baladent en Amérique du sud suite à la fin de leurs études d’ingé. J’ai travaillé avec le père de Léo en guyane, le monde est petit! A leur départ de Fortaleza, ils ont acheté une coccinelle Rose avec 2 amis et leur but était d’aller en Uruguai avec avant de continuer par un autre moyen.

J’y ai passé presque un mois, les jours se succédant à une vitesse fénoménale!

Mes escapades dans Fortaleza étaient pour le moins qu’on puisse dire étranges. Je ne suis pas fan de foot alors je n’ai pas preté attention aux matchOLYMPUS DIGITAL CAMERA. OLYMPUS DIGITAL CAMERALe hasard a voulu que je sorte 2 fois pendant que le Brésil joue. Attention ils sont presque tous des grands fan ici, et lors d’un match la vie s’arrête dans le pays. A chaque match où le Brésil participe, c’est un jour férié dans le pays et quand ce sont les autres, c’est un jour férié dans la ville qui accueille le match. Un sacré bordel pour les étudiants… C’est un peu comme quand il y a les grèves chez nous. Bref la première sortie pendant le match c’était involontaire, mais la deuxième en toute connaissance de cause. Imaginez une ville fantôme! Personne sur les routes, sauf moi, seule sur une 6 voies puis 2 voies, même en centre ville pas âmes qui vivent à l’extérieur… Tous les rideaux de magasins descendus, grilles des restos fermées… C’en était limite effrayant. Dans le centre, j’ai enfin vu quelques personnes : flics et police militaire armés jusqu’aux dents à tout les coins de rues! comment dire, je suis dans une ville prise par l’armée? Des pétards en slave m’y font vraiment penser… Je n’ai jamais été dans un pays en guerre donc je ne peux pas vraiment comparer je sais mais c’est vraiment l’impression que j’en ai eue. J’aurais pu me balader avec une rivière de diamants autour du cou sans problèmes avec tout ce déploiement. Mais quand même, être dans une ville de plus de 4 millions d’habitants sans voir personne ça fout la frousse! En poussant plus loins l’exploration, j’ai fini par découvrir quelques terrasses avec du monde, les seules à avoir des écrans géants! les autres? désertes alors qu’on était un samedi après midi!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Par contre, à la minute où le match s’est fini ils ont ouvert les vannes et là rien à voir, c’est passé du désert à la surpopulation et retour aux embouteillages en l’espace de quelques minutes. Imaginez 25000 personnes ou plus se ruant sur les plages pour faire la fête! Passer de rien à l’extrème inverse ça fait tout drôle. C’était un défilé de vert et jaune, les couleurs du drapeaux brésilien. Autant les villes désertes ça m’effraie, autant les bain de population je ne suis pas fan. Une photo et j’ai filé! Il faudrai un juste milieu dans tout ça!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pour ne pas changer les bonne habitudes, Bloup a fait connaissance avec un des garagistes de la ville, cette fois en cause le frein arrière qui restait bloqué dès que j’appuyais dessus. Je devais faire comme pour les vitesses, appuyer puis le relever. C’est marrant 5 minutes mais surtout dangereux car il était devenu très dur. Le garagiste pensant régler le souci en 5 min y a mis un coup de bombe genre W40. J’y avais déjà pensé mais rien n’y faisait, le lendemain c’était repartit pour un tour! il a essayé sur d’autres endroits sans succès puis fini par le démonter. Et là surprise : la rouille avait complètement investit le système comme à peu près le reste de la partie moteur de Bloup. Oups dans le langage de monsieur tout le monde ça s’appelle manque d’entretient… Je ne l’ai pas lavée assez régulièrement et celle ci s’est incrustée partout. Les autres motards m’ont plus ou moins fait les gros yeux. Mais en leur expliquant d’où je venais et par ou j’étais passée pour arriver là, ils ont ouvert encore plus grand les yeux et ont eté plus indulgents. N’empêche que j’ai retenue la leçon et dès le lendemain fait une nouvelle jeunesse à Bloup. j’aurais jamais pensé que ça me prendrait 2 jours pour arriver à bout de tout ce ferojo (rouille). Dans la foulée j’en ai profité pour repeindre les armatures dont la super peinture anti rouille n’a absolument pas tenu. Cette fois c’est une peinture spécial métaux, on verra bien combien de temps ça tiendra! Me voici donc prête à repartir et avec un nouveau casque!

 

 

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