OLYMPUS DIGITAL CAMERANous avons quitté notre petit coin de paradis dans la rain forest pour rejoindre un autre point d’eau, celui ci en plaine. Sur la route, on a assisté à la distribution de nourriture en face d’une église, je ne sais pas en quel honneur. Manque de bol, on a vu la grosse casserole se finir dans la barquette de la dame juste devant nous… Bien décidés a tester ces cuisines de rues, on a retenté notre chance un peu plus bas et cette fois nous étions les seuls clients. Je pense que les gens s’installent dans leur jardin avec les grands plats préparés dans la matinée sauf pour le poisson qui cuit directement au barbecue. C’est un ensemble de tables a tréteaux couvert d’une nappe en plastic qui sert de présentoir et le plat est servit dans une grande barquette. À chaque fois, l semble que c’est le même plat qui est servit : poulet sauce barbecue ou poisson avec salade ou gratin de patate, riz mélangé aux haricots rouges, salade verte avec concombres et tomates. Les portions sont énormes ! J’ai eu le plan grand mal à finir ma barquette et seulement pour 15$ locaux (1€= 3,5$ local à ne pas confondre avec les américains). Nous avons eu droit au jus de fruit local pour accompagner le tout, jus de pomme ou de mures. Près un tel repas, c’était dur de se lever pour reprendre la route ! Sur les conseils de la cuisinières, nous n’avons pas pris de raccourcis par le bush pour rejoindre le lac, car « il faut faire attention ». Nous avons refait un arrêt eau et a notre demande si la zone autour du lac est sure, le vendeur nous a répondu « il y a des questions qui ne se posent pas »… La j’étais vraiment déçue car j’en avais ras le bol de la route.Heureusement, un peu plus tard on a croisé une jeune pleine de vie qui nous a dit que le lac est super, qu’on peut même y pécher mis qu’il faut y aller par la route, pas par le bush.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mon moral est remonté et nous avons trouvé un petit coin tranquille au bord de l’eau pour poser la tente à l’écart de la route et inaccessible en voiture. Le sable me semblait bizarre, et en me rapprochant j’ai compris pourquoi : ce n’était pas du sable mais des millions de coquilles de mini escargots d’eau échoués. Une joyeuse bande de pélicans est venus amérir ou plutôt se laisser tomber comme des masses dans le lac. Leurs atterrissages et décollages sont de sacrés numéros ! Ces oiseaux présents dans toute l’ile sont des gros bourrins pas un brin délicats qui atterrissent aussi efficacement qu’une bombe.

 

Le lendemain, notre étape était Devil’s Bridge. Nous n’avions que 8km à parcourir, donc autant prendre son temps.J’ai commencé la journée avec un défi fou : arriver à photographier ou filmer les colibris faisant la fête dans les arbustes à coté de la tente. Peine perdue, ils s’enfuyaient dès que je m’approchais et tout ce que j’ai réussit à avoir, c’est des abeilles en train de butiner et un insecte hyperactif bleu aux antennes jaunes qui les copiait. Les pélicans sont revenus nous faire leur numéro avant qu’on finisse de plier le campement. Complètement séduits par la cuisine locale, on voulait remettre ça, mais rien de tel en vue même les petits magasins étaient fermé… effectivement, après un cou d’œil au téléphone on a appris que c’est dimanche. Comme presque de partout c’est le jour de repos. Mais petit hic : toujours aussi bien organisés, on avait rien a manger dans le sac à part 2 portions de noodles et cuisiner au milieu de la journée est pas du tout motivant. On a fini par tomber sur une sandwicherie et le couple rencontré sur place nous avoué être dans la même situation que nous à avoir faim et désespérer de trouver à manger. C’était pas aussi bon que la vraie cuisine mais ça se mange quand même surtout avec des frittes. On a atteint notre destination en fin d’après midi après une longue pause. Étant légèrement inconsciente, et le pont du diable semblant bien moins impressionnant que sur les photos, je voulais le traverser. Güneş me la cordialement interdit ! OLYMPUS DIGITAL CAMERAEt au vu des vagues déchaînées qui passaient en dessous et parfois revenait dessus avec la pression de l’eau sur la roche c’était la meilleure des options. C’est avec cette puissance que les vagues ont créé cette arche naturelle. De toute façon, rien que le fait m’être approchée pour prendre des photos m’a valu un rappel à l’ordre par un des guides locaux qui passaient par la… Un mythe raconte que c’était le lieux de suicide des esclaves désespérés. Ayant encore envie de découvrir le monde, je me suis résignée et je suis revenue à une distance de sécurité honorable. Nous sommes revenus sur nos pas pour passer la nuit sur une plage. A première vue, c’était la plage privée d’un hôtel… et après confirmation du surveillant de sécurité, il s’est avéré que non. Toutes les plages de l’île sont publiques et libres d’accès pour tous. seulement les transats sont privés. Ce n’est pas le premier qui nous le disait mais ça surprend toujours. En tout cas nous avions un veilleur de nuit pour prendre soin de notre sécurité donc nous pouvions dormir sur nos 2 oreilles perchés dans les hamacs!