OLYMPUS DIGITAL CAMERALa fin de notre transatlantique  a été fissa jusqu’à Trinidad. Nous avions pris la direction de St Vincent quand le frigo nous a lâché. Ça faisait longtemps qu’on avait pas eu de soucis, il n’a pas voulu déroger à notre poisse. On a repris notre routine des quart de nuit le temps d’attendre la destination 3j plus tard. Le bateau pendant presque toute la descente des îles gîtait sur tribord (droite) cette fois histoire de changer de l’océan qui était principalement à bâbord (gauche). Hourra ! Je pouvait rester dans mon lit sans être a moitié entortillée sur la filet de sécurité qui le borde, cette foi j’embrassais le hublot. Par contre, aller aux toilettes était digne d’un numéro d’équilibriste. A cause de la gîte on marchait presque sur les murs, le bateau étant à plus de 45° penché et pour rendre le défi plus pétillant les égouts remontaient dans notre salle de bain. Bref presque à tout les cou je finissait les 2 pieds dedans. J’ai rêve d’être comme spider-man à pouvoir m’accrocher aux murs rien que pour ça car bien sur on ne pouvait pas utiliser l’eau pour se rincer sinon le niveau des égouts montait… On a rejoint Trinidad de nuit, et stoppé pour le mouillage dans une crique juste avant le port de Chaguaramas que nous avons rejoint le lendemain au moteur. Je vous laisse deviner qui a été se doucher en premier.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’arrivée restera mémorable, nous avons commencé la journée déjà bien entamée comme à notre habitude avec la visite de la douane qui a fait 2 fois le tour du bateau avant de nous intercepter. Ils ont vu qu’on avait pas le drapeau local donc dans leur langage ça signifie fouille du bateau et inspection des papiers. Ils ont débarqué avec leurs grosses boots et j’ai serré les dents pour qu’ils ne nous fassent pas des marques de partout… après avoir inspecté tout le bateau, ils nous ont laissé continuer pour découvrir 5 bateaux mourants accrochés ensemble et on se demande comment ils font pour flotter, des chantiers nautiques de tout les cotés et un sacré bordel pour les bateaux au mouillage installés n’importe comment à l’entrée du port. Philip commençait à zigzaguer entre eux quand il a vu un des zodiac du port, qu’il a suivi pour avoir le chemin le « plus sur ». On s’est pointés tous ensembles à l’immigration à 11h40, et c’était fermé… pourtant il est bien écrit dessus que c’est ouvert jusqu’à midi. Les trinidadais ne sont pas très bosseurs et si c’est l’un des endroits les moins chers pour les réparations, tu sais quand tu arrive mais jamais quand tu repars.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOn a retenté l’immigration dans l’après midi et pendant que Philip faisait tout les papiers, on était tout les 3 scotchés devant la télé limite bavant. C’était la chaîne de cuisine qui montrait comment préparer des hamburger maison et nous n’avions pas encore déjeuné. C’était jusqu’à ce que Güneş découvre que le porte clé du bateau est une bombe lacrymo et en vaporise involontairement dans la salle. Sauve qui peut ! Heureusement pour nous le poivre n’a pas atteint les guichets… En tant qu’équipés, les règles ici sont différentes : Nous pouvons rester 3 mois AVEC le bateau, si le bateau pars, nous devons partir aussi. Nous n’avons pas le droit de débarquer officiellement, sauf la veille de notre avion pour nous permettre de rejoindre l’aéroport. Tant que nous sommes sur l’île nous sommes sous la responsabilité de notre capitaine.

Philip nous faisant confiance nous a permis de partir nous balader sur l’île pendant une 15e de jours avant de faire notre débarquement officiel. Il était hors de question pour lui d’aller se frotter aux pirates vénézuéliens tristement célèbres dans le milieu marin pour leur braquages et leurs vols de dinghy pendant les nuits. N’ayant pas envie de passer 15j au port à chercher un éventuel bateau qui s’y rendrait et avoir des soucis de débarquement là-bas, on a opté pour l’avion jusqu’à Caracas.

Avez vous déjà eu la visite des douanes sur votre bateau ?