La fin du Brésil pour moi

Comme vous l’avez compris dans mon précédent post, ma situation irrégulière au Brésil a fini par être connue. Je n’avais absolument pas pris au sérieux les menaces de dénonciation, pensant à de la vulgaire vengeance sans suite… Erreur de ma part! Entre ça et un souci d’un copain à qui j’avais exceptionnellement prêté ma moto et qui a eu le malheur de croiser la route des flics, ça a signalé ma présence à la police de l’immigration. Avec ces 2 données, il a été très facile pour eux de me mettre le grappin dessus alors que j’avais trouvé un autre job dans la même rue que l’ancien resto. C’est eux qui me l’ont dit.

Ils se sont pointés un soir vers 23h, en civil, me demandant si on pouvait discuter. En coup de bourre au boulo, et n’ayant aucune idée de qui ils étaient je les ai fait patienter puis… carrément oubliés… A leur 2e demande, je leur ai promis de finir mes commandes en cours et d’être à eux, mais ils ont un peu perdu patience et m’ont signalé être de la police fédérale.

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– Eu… pardon? avec la musique je n’ai pas vraiment compris votre demande

– On est la police fédérale et on voudrait voir votre visa s’il vous plait

A ce moment là, plus de doute possible, ils sont vraiment la pour moi. Et M####!

J’ai laissé vite fait les instructions aux collègues et nous sommes allés à l’écart sur leur suggestion. Ils ont été très sympa et j’ai joué franc jeu. Bien sur que je savais que mon visa était périmé depuis quelques temps, bien sur que j’encours une amende de 8,20 réais par jour dépassé jusqu’à un maximum de cent jours puis elle n’augmente plus. Et non une demande de visa en cours si tu n’as pas de justificatif sur soit ne les intéresse pas. Ils en ont aussi profité pour faire un sermon à mon patron sur l’emploi illégal. Pour cette foi là, il s’en tire juste avec un avertissement et ils me laisse finir la nuit de boulo mais ils ne veulent plus jamais m’y revoir sans visa.

Ceci réglé, ils m’ont proposé toutes les solutions possibles pour revenir avec plus ou moins de délais, c’était vraiment sympa de leur part mais dans tout les cas il me fallait quitter le pays avant d’en choisir une. Allez savoir si ils me faisaient confiance ou si ils étaient fatigués et voulaient rentrer chez eux mais il ont fixé un rdv à la police fédérale le lendemain après midi pour me laisser le temps de récupérer de ma nuit de boulo. ça en devenait presque agréable, car me faire attraper par la  police m’avait déjà traversé l’esprit bien sûr, mais en version hollywoodienne où ils débarquent, me passent les menottes, bref vous voyez autant voir plus de films que moi alors vous imaginez le genre de scénario.

Le lendemain, ils m’ont relu mes droits, refait le topo des différents visas existants et donné 8j pour quitter le territoire. Depuis 8 mois que je faisais la course aux visas, je n’étais pas dépitée de me faire prendre, ça je m’y attendait un jour ou l’autre, mais que ça arrive un moi après toutes les grosses fêtes de famille auxquelles je tenais tant à assister et que j’ai finalement loupées car chaque semaine passant j’espérais que ça se résolve!

Du cou, c’est mitigée que j’ai pris le chemin du retour en France. J’ai l’habitude de faire mes bagages rapidement mais c’est au programme, psychologiquement ça fait une grosse différence! Natal était devenu mon petit chez moi.

2 Responses to La fin du Brésil pour moi

  1. Gwendal

    Même si l’on peut critiquer à juste titre la lourdeur et le bordel administratif du Brésil, il faut reconnaitre aussi que les fonctionnaires chargé d’appliquer les lois sont rarement des tête de cons. En tous cas je suis toujours tombé sur des gens conciliants et compréhensifs. Enfin, presque !

    • Sandrine CHAMUSSY

      Celui da Sao Paolo est génial, ceux de récifs sont connus pour être des emmerdeur, tout les frenchi de natal m’en ont parlé en negatif.

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