DSC_0229 (800x176)La jolie plage de l’hôtel nous a permis de nous doucher après une bonne baignade matinale, et on en avait besoin ! Je ne vous précise pas la couleur de l’eau… Une invasion de fourmis dans le sac de Güneş à pas mal retardé notre départ, je ne sais pas pourquoi mais elles l’adore car c’était loin d’être la première foi. Moi c’est plutôt les araignées qui m’aime… et ce n’est pas réciproque ! Étant hors de la zone montagne de l’île, j’avais repéré des dizaines de petits chemins sur Google earth et c’est super motivée que j’ai entraîné Güneş dans le bush Antiguai avec l’aide du GPS sur son téléphone. Et heureusement qu’il l’avait car on aurai vite déchanté ! Certaines pistes ne sont plus que des sentiers de chèvres ! C’était quand même super agréable de se retrouver en pleine nature loin de la grande route. Tout est complètement grillé par la chaleur, et nous aussi. Les hordes de chevaux vues en route sont squelettiques à défaut de se mettre un truc sur la dent, ils faisaient peine à voir alors qu’ils sont en liberté. Par contre, les chèvres qui sont absolument de partout sont dans leur élément. Nous en avons effrayé un troupeau qui a couru voir son berger un peu plus haut. Ce dernier intrigué de les voir rentrer si tôt au bercail est venu nous saluer. Que ce soit pour les chèvres ou lui nous étions de réels OVNI. Remis de ses émotions, il nous a indiqué un raccourci pour rejoindre Half Moon beach notre prochaine étape. Lors de la traversée du village suivant, un homme nous a arrête de son balcon pour parler et après 5min nous avons vu le bout du nez de sa fille venir s’intégrer à la discutions. Nous sommes repartis avec leur sourire et le plein d’eau ! Je commence a vraiment aimer cette partie de l’île, plus accueillant et chaleureuse de mon point de vue. Ça nous changeait grandement de l’autre coté ou la plupart du temps nous n’étions abordé que pour nous vendre de la weed. De retour sur la grande route car les montagnes règnent en maître ici, la motivation est tombée au point zéro et on a remis au lendemain la plage. Un petit coin d’herbe dans un champ a très bien fait l’affaire pour la nuit, même si on n’en était qu’a 2km, quand on est pas motivé c’est un vrai calvaire !

 

Après une bonne nuit, on a fait les 2km manquant en un rien de temps et c’est super étonnés qu’on a découvert qu’Half Moon Beach est un parc national, donc ne comporte aucune constructions alors que c’est sûrement l’une des plus grandes plages de l’île. C’est quand même bien plus joli sans les grands hôtels, restos et transat à perte de vue. On s’est laissé séduire par le bar Smiling Harry’s et la famille qui le tient : 2 frangins au bar et la sœur en cuisine. Ils sont loin d’être tout jeune et ont un milliard d’anecdotes a vous raconter ! Arrivés dans la matinée et pensant continuer vers les autres plages, on est resté suspendu à leurs histoire toute la journée avec de la cuisine locale et bien sur du rhum punch. Les autres touristes très sympas eux aussi n’étaient pas encore repartis qu’ils nous installaient déjà 2 transats dans un coin de la terrasse abrités pour la nuit. Ils nous ont même laissé une lampe et la radio toute la nuit avant de nous offrir le petit déjeuner le lendemain sans parler d’une bouteille de rhum punch plutôt rhum que punch… Nous devions refaire un bout de route avant de pouvoir de nouveau nous lancer dans le bush et c’est à grand cou de klaxon qu’Harry nous a doublé en voiture. Notre chemin, réel cette foi ci était en bord de mer jusqu’à ce qu’il finisse sans raison… Décidément les cartes qu’elles soient papier ou numérique ne sont pas très fiables ! Nous avions le choix entre de la mangrove avec un fond de lac boueux ou passer par la mer. Sans les sacs j’ai essayé les 2 pour voir lequel serai le plus adapté : par la mer ça semblait idéal, avec de l’eau maximum jusqu’à mi-cuisse, mais c’était sans compter sur le fond vaseux qui a décidé de garder mes croks en otage… Donc finalement on a opté pour les acrobaties dans la mangrove en essayant de ne pas glisser et finir embourbé ce que bien sur mon pied droit n’a pas appliqué. J’ai du me trimbaler avec un pieds puant la vase avariée jusqu’au village suivant pour laver ma chaussure. Moi qui voulais plus de nature, j’étais servie ! La 2e découverte de la journée a été le portefeuille presque vide : 6$ EC ne nous permettait d’acheter que 2 miches de pain et on était à plus de 20km de la première banque… On a passé une dernière nuit sur la plage où nous nous sommes fait de nombreux amis (alias les puces des sables). Imaginez comme c’est agréable de cuisiner avec des centaines de ces petites bestioles sautant dans tout les sens autour de vous et n’aspirant qu’a vous faire des prélèvements sanguins et vous donner d’horribles démangeaisons. Le fait d’être prêt du feu ne les a pas du tout dérangées et certaines ont même sauté dans l’eau bouillante de nos noddles espérant nous fournir quelques protéines. J’ai passé plus de temps à les repêcher qu’a dîner et c’est original, elle deviennent rose comme les crevettes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERABref ayant faim et plus rien du tout de comestible dans le sac, on a rejoint plus vite que prévu English harbour avec une dernière partie de bataille dans les acacias. La route a été abandonnée il y a quelques années et ces charmants arbres très piquants ont repris leurs droits.