Le Tabac

Depuis le barrage, j’étais fatiguée, et c’est en trainant et rallant que nous avons continué la route principale étant un genre de vielle route de terre et de caillasses. On a été invités à partager une bierre avec les villageois sur la terrasse du magasin qui fait aussi office de café. Le propriétaire du magasin l’a meme fermé pour aller nous préparer un café chez lui faute de réchaud présent sur place. On a repris la route , de goudron cette fois et d’une longueur qui me semblait interminable. En chemin, on a eu droit à un bel orage qui nous a fait courir nous réfugier dans un resto. Après un thé, étant sur place on en a aussi profité pour commander le diner : un gigantesque Pieskavica (viande mixée modelée en forme de steack avec du fromage au centre. C’était à l’entrée de Demir Hisar.
Etant tout les 2 crevés et pas motivés pour planter la tente sous la pluie, on a opté pour une nuit à l’hotel qui s’est transformée en 2 le temps de bien récupérer et repartir en pleine forme.

Depuis quelques jours, on voyait des champs de tabac de tout les coté des la route. Gunes m’en a informé, pour moi le tabac est juste sous forme de cigarettes. Dans l’un des villages, une famille nous a montré le processus de préparation du tabac entre la plante et le résultat final dans un paquet.

Ils récupèrent tout au long de l’été les feuilles à la base de la plante car ce sont les plus grandes et laissent pousser les autres. Le ramassage est fait main. Ensuite, ils les trient par taille et les piquent sur une immense aiguille dans le meme sens, toute la famille, quelque soit la génération est mise à contribution. Ils les disposent sur un table spéciale pour les coudre ensembles en grande guirlande. Ces guirlandes vont orner tout les pans de mur des maisons du village et parfois sont entreposées dans des serres pour accélérer le séchage. De vert foncé les feuilles deviennent marron. Les villageois les vendent tel quel aux industries de tabac. Ils ont le choix de libre marché. Les industries ont juste à couper les feuilles en lamelles pour les vendre en tant que tabac à rouler ou en faire des cigarettes avec tout un tas d’agents chimiques…
Ca fait vivre un grand nombre de familles dans le sud ouest de la Macédoine. Et petit détail, ils fument tous bien sur mais des cigarettes industrielles. Je n’ai pas su le pourquoi ils ne gardent pas leur porpre tabac, peut etre la flemme de rouler les clops.

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