OLYMPUS DIGITAL CAMERANotre chauffeur ayant réparé sa voiture nous a bien récupérés et nous avons fait la route a bord d’une voiture intérieur cuir et clim bien évidement. La route était une grande bande droite d’asphalte sans marquages et parsemée régulièrement de trous. On a vu défiler le paysage, alternant les zones grillées au soleil voir en train de bruler et les zones humides un peu plus vertes. Seulement quelques baraques de bois branlantes venaient changer le décors. Avec les immenses cactus, ça donnait l’impression de traverser le farwest des films. On a enchainé avec le bateau, une grande pirogue aménagée. Marco, le chauffeur, qui parle très bien anglais nous a pris a bord pensant que nous étions les touristes attendus et démarré ce qui nous a valu une arrivée remarquée car il a du faire demi tour pour aller les rechercher en espérant que tout aille bien pour eux car il faut 2h de pirogue pour un aller/retour.

Le fleuve Orinoco est énorme et plein de ramifications, un vrai labyrinthe ! Je serai bien incapable de refaire le chemin toute seule. En route, pour 3 gouttes de pluies ils avaient sortit une bâche a tenir sur nos têtes, un peu trop précautionneux a notre avis. Ce n’est que plus tard dans l’apres midi qu’on a compris pourquoi : La pluie quand elle tombe est torrentielle !

Mais au fait, nous nous rendons a Orinoco Delta lodge, un écocamp dans la foret des pluies sur le Delta Orinoco du Venezuela. Nous avons trouvé cette place de volontariat par le biais de Workaway qui référence les places qui ont besoin de volontaires. Le principe est simple, en échange d’un job on a le gite et le couvert.

L’éco camp est bel et bien au milieu de la jungle loin de tout, coté dépaysement c’est le top ! Ma  maison pour le mois est basique, commeour room 2 j’aime. Ça garde l’esprit des maisons des varaos qu’on a vus en chemin tout en s’adaptant au confort européen avec moustiquaire, vrais lits et salle de bain, toutes les chambres sont des petıtes maisons individuelles. Avant d’aller dormir, je doit faire le tour de ma maisonnette pour vérifier que nul bébête sympathique du genre mygale ou serpent se soit incrustée. Il est arrivé que des touristes se réveillent avec leur invité surprise sur leur lit. Mon boulo sur place est simple, gérer le bar, et filer un coup de main autour pour maintenir la salle propre, servir les clients, débarrasser, la vaisselle, aider a la buanderie (en comparaison ma grand mère avait une machine a laver grand luxe dans sa jeunesse), faire la traduction si il y a des touristes dans notre langue, faire les excursions, jouer avec les mygales et crocodiles, nourrir Tobi le puma, jouer avec les 4 chiens et le chat… Presque tout les employés sont varaos et vivent dans les rivières avoisinantes du camp, ils ont leur propre langue mais ici la communication se fait en espagnol comme pour tout le pays. Un léger bémol pour moi, qui ne le parle pas et mon niveau scolaire est lointain. Heureusement pour moi, les patrons, la gérante et 2 des chauffeurs parlent anglais ce qui me facilite les choses.

Dans l’après midi, j’ai assisté a un phénomène étrange : les bora (plantes a la surface de la rivière) passaient en sens inverse de lors de notre arrivée. J’ai jamais vu de plante qui remonte le courant… En fait, elles suivent les marées de l’océan qui influence la rivière même a 60km de la rive : toutes les 6h environ les bora font leur défilé dans un sens puis dans l’autre.