Ayant dormis la moitié de la journée, forcément nous n’avons pas été loin. On a juste rejoint l’ancienne route en direction de Bitola avant de retourner au lit . Cette route passe par le parc National et alterne entre parties goudronnées et celles pavées. Un vrai régal pour nos pieds mais calvaire pour nos batons! Au bout de plusieurs fois boqués à se retrouver à tourner en rond autour d’eux (nos mains y sont fixées par une sangle) ou se luxer l’épaule car les pierres faisaient nos batons prisoniers, nous avons fini par ne plus les utiliser. On a passé la nuit dans la foret bordant la route. J’ai émergé de bon matin avec un bruit de feuilles remuées comme si un éléphant passait par là, et en cherchant bien j’ai trouvé la source de ce rafus : une tortue! Depuis l’Albanie elles sont un peu partout autour de nous. On a suivi la meme route jusqu’à Kazane pour rejoindre Lera. Au croisement, une famille fetait avec tout le village les 6 ans de la petite Anastasia. On a été invité pour une part de gateau et un verre de cola, puis on a eu droit à toute une réserve de différentes patisseries et chocolat fait maisons et dignes d’un traiteur. Encore une foi, grace à leur accueil, on est partis se coucher le ventre pret à éclater. Le lendemain, juste avant le lac artificiel qui sert de réserve d’eau à Bitola, j’ai découvert les cigognes en chair et en os. Et le nids et 2 de ses habitants étaient tellement au milieu du village sur un pilier électrique que j’ai d’abord pensé à une sculpture, totalement stupide. ça m’a vallu quelques jours de blagues de la part de mon cohéquipié… Ces 2 là sont le début d’une grande série tout au long de notre chemin.

Vous est-il arrivé de prendre la réalité pour une sculpture?