Passport immigration stampJe pense que nous ne passerons jamais une frontière sans problèmes, mais cette fois il n’y a pas que Gunes en cause.

L’immigration de Trinidad et Tobago nous ayant dit de revenir faire notre débarquement au maximum 2 jours avant notre avions, nous sommes retourné a notre point de départ. Jusqu’à présent, nous étions encore sous la responsabilité de notre capitaine. Cette formalité s’est passée sans problèmes particuliers et cette fois Gunes n’a pas joué avec la bombe lacrimo. Chacun a retrouvé sa liberté officielle. J’étais triste de quitter les garçons (Philip et Laurent), nous avons passé presque 3 mois a voyager ensembles. Je m’étais habituée a les retrouver régulièrement après chaque escapades dans les iles mais cette fois c’était la dernière. Nous avons passé 2 jours tous ensembles avant que Laurent nous conduise a l’aéroport. Pour des questions pratiques, on y a passé la nuit. Les garçons nous aiment bien mais pas au point de se lever a 4h du mat pour nous y emmener. On n’était pas les seuls dans le même cas puisque d’autres voyageurs nous ont aidé a occuper la grande rangé de chaises. Le seul problème de la nuit et pas des moindres pour moi était la clim, réglée sur l’option congélation de touristes : même avec ma polaire et le duvet de Gunes je claquait des dents alors que dehors il faisait chaud.

Ici, surement a cause de la courte distance ils utilisent des petit boings, ceux avec les grandes élises et nous étions placé juste a coté, comme ça je les ai
immortalisées sur toute mes photos dans les airs. C’est âpres l’atterrissage que les ennuis ont commencé. L’immigration tenue par des civils ne nous a pas laissé passer… Gunes avait zapé d’imprimer notre réservation d’hôtel et nous n’avions pas de billet retour puisque l’idée est de continuer notre voyage par voie terrestre. Nous avions tout les 2 vérifié avant sur de nombreux sites internet et selon plusieurs témoignages de voyageurs tant Français que Turc que nous sommes libres de circuler comme dans les Balkans tant que nous ne dépassions pas 3 mois de présence dans le pays. Petit hic : Chavez est mort entre temps et l’immigration n’a pas envie de se casser la tête. Résultat, la douanière a appelée son chef, qui a appelé son chef. Le temps que ce dernier arrive, le gérant de Careabeen Airline ne sachant pas quoi faire de nos bagages tournant désespérément sur le tapis est venu aux nouvelles. De la tout s’est enchainé, il a discuté avec le grand boss que finalement nous n’avons même pas vu (mais qui détenait nos passeports) et ce loin de nos oreilles. Il est revenu m’expliquer en français que c’était retour a la maison illico si nous n’achetions pas un billet retour MAIS on ne pouvait pas aller jusqu’au guichet que se trouvait après la douane. Seule solution faisable pour rester était de lui faire confiance en lui donnant 600 dollars américains en liquide pour qu’il les achète. Se sentant bloqués, on a fini par accepter non sans stress. Il est revenu plus d’une demi heure plus tard avec nos billets alors qu’il nous avait promis qu’en 10 min ce serait réglé… Au passage il s’est mis 40 dollars dans la poche et en y repensant, il était surement de mèche avec les douaniers et ils se sont fait un paquet de fric. Il a payé nos billets avec des bolívars et nous a compté le change officiel : 1 dollar pour 6 bolívars alors qu’au marché noir c’est 1 pour 15 voir si vous avez des bon contacts 1 pour 23. Ce qui leur fait un joli pactole en poche. Il y a pas mort d’homme alors on s’en remettra même si notre moral en a pris un coup.
OLYMPUS DIGITAL CAMERAEtant au courant de ce fameux marché noir, nous avons changé le reste de nos dollars. A l’aéroport, c’était comique, de quoi vous faire ressentir comme un dealer. Un gas de la sécurité nous a abordé pour savoir si nous voulions changer, puis a envoyé un de ses collègues pour demander combien, nous en a envoyé un autre pour dire c’est bon et encore un autre pour échanger discretement dans un coin la monnaie. Dans les hôtels, c’était le presque le même cinéma. Seul un chauffeur de taxi nous a proposé le change officiel que bien sur nous n’avons pas accepté.

La galère a un peu continuée, après une nuit au froids (la clim encore a fond), un chauffeur devait venir nous récupérer pour faire les 2h de voitures nous séparant du delta et nous confier a un bateau. Sauf que la voiture en question est tombée en panne et impossible de rester dans le même hôtel il était plein. Avec l’aide des réceptionnistes et un bon nombre de coup de fils nous avons pu trouver un autre hôtel dans nos prix tout en étant sécurisé. Ici, sécurité rime avec double rangée de barbelés par dessus 2m de grillage et interdiction de sortir après 18h (nuit). Rebelotte tout un tas de coup de fil pour expliquer a notre chauffeur qu’on avait changé de place. Nous n’avions pas son numéro et il a fallu passer par l’agence centrale qui a relayé le message… Bref ce coup ci tout est bon.