Nous avons largué les amarres le 4 décembre vers midi après notre passage à la PAF. Bruno (un ami) et un ami de Philippe (le capitaine) venu pour l’occasion ont été mis à contribution pour défaire les amarres sur le quai. On a tous étés placés et briffés sur ce qu’on devait faire. Güneş était à l’amarre de l’arrière et moi celle devant pour récupérer les bouts (cordages) que les garçons au quai nous ont envoyé après les avoir décrochés sur ordre de Laurent. La sortie du port technique s’est faite en marche arrière et c’est assez impressionnant quand, postée depuis l’avant je voyais presque 20m plus loin Laurent (le skipper) manœuvrer la barre. Philippe à bord de l’annexe (mini zodiac) venait pousser la coque pour éviter d’aller taper sur les autres bateaux du port.

Un dernier coucou aux garçons restés sur le port et en avant ! Direction les Canaries ! Pour finalement s’arrêter un peu plus loin dans l’avant port. Il faut un minimum de rangement et d’organisation avant de sortir : ils ont démonté le moteur de l’annexe et rangé en cale, puis fixé l’annexe sur le pont à l’avant du bateau. Avec Güneş on a enroulé les bouts pour voir Philippe le refaire car ce n’était pas la bonne méthode…Mais je crois que j’ai compris, il va falloir que je réessaie. Les bouts et bouées d’amarrage ont fini en cale. Dans la foulée ils ont sortit les voiles, pour cette fois le Génois (une des petites voiles à l’avant) et la grande voile mais pas complètement à cause du vent. Ils ont laissé un Ris : pour faire simple c’est pour varier la surface de la toile.

De la a débuté la grande aventure ! Qui a rapidement tourné au cauchemar pour moi. Tant que j’étais dehors au grand air tout allait bien, mais une fois dedans les

vagues ont commencé à agir sur mon estomac. Le temps de descendre pour retrouver ou j’avais mis ma plaquette de médicaments, c’était trop tard… Moi qui était presque sure de ne pas avoir le mal de mer puisque j’ai a mon actif une croisière en méditerranée  la descente du canal de bourgogne pendant une semaine sur une péniche, des sorties sur le voilier de mon oncle… Hé bien ça ne signifie rien et je l’ai su assez vite Je suis restée assise au sol de ma cabine, la tète dans mon seau un bon bout de temps. Sur la suggestion de Laurent, je me suis couchée et ça allait un petit peu mieux, couché on sent moins son estomac monter et descendre. Et puis mes médicaments, quand j’ai enfin pu les garder, m’ont complètement assommé. J’ai passé les 3 jours suivant au lit à émerger par intermittence. Puis Philippe m’a donné un autre type de comprimés et ça a tout de suite été mieux pour se lever et manger un peu par contre dès que ça a retangué avec plus d’insistance je suis retournée au lit. Au 4e jour tout était nickel mais avant, j’ai vraiment cru que ça finirai jamais et que je passerai la traversée au fond de ma cabine.

Quel bonheur de pouvoir de nouveau se lever, bouger, manger, même faire la vaisselle me rendait joyeuse ! J’ai pu refaire mon lit… La guerre aurait eu lieu dans ma cabine que ça n’aurait pas été plus désastreux. J’ai pu faire mon premier quart ! Bien sur après explication de ce que veux dire tout les écrans, il y en a tout une ribambelle. J’en ai aussi profité pour apprendre un minimum de vocabulaire. La suite s’annonce beaucoup mieux pour moi.