1-IMG_20140220_071006  Comme vous avez du le voir, j’ai opté pour une 125 pour ma traversée du Brésil. C’est tout un chmilblik pour y arriver, il faut avoir des contact pret à vous faire confiance les yeux fermés et une patience de fou avec l’administration Brésilienne. Au Brésil, il faut un numéro siret pour pouvoir acheter un véhicule, et bien sur seul les entreprises en ont chez nous. N’ayant pas cette chance, ou prise de tete, j’ai eu recours à un procédé différent. Via José, un très bon ami rencontré au boulo, Jodelzo (un brésilien) et sa famille ont accepté de prendre la moto à leur nom et me faire une totale procuration dessus. Grace à eux, il ne me restait plus qu’à acheter ma 125 CG, modele petit et increvable.  Comme dans tous les pays, il faut faire faire la carte grise, mais il y a un plus : au Brésil la carte grise n’est valable qu’un an mais l’assurance est comprise dedans. Pas besoin de se casser la tete à en chercher une en plus. Surtout, ce qui a fait basculer mon choix pour une moto brésilienne est pour la revente: n’ayant pas l’intention de quitter le pays avec, il sera bien plus facile pour moi de trouver un brésilien pour me reprendre la moto au sud du pays qu’un français si je l’avais prise en guyane. Autrement ce serai batailler avec l’administration locale pour immigration de véhicule.

Ayant fait quelques aller retours sur Oyapok, j’ai acquis ma moto et je l’ai 4-IMG_20140220_114828essayée en octobre. Petit bémol, depuis entre le boulo et la vie quotidienne qui a repris le dessus, je l’avais laissée un peu à l’abandon dans la famille brésilienne. En y retournant il y a quelques jours, j’ai eu la déception de découvrir que le pneu arrière est  à plat et que l’administration à perdu ma carte grise entre ici et Macapa… Heureusement ils m’ont fait un papier temporaire me permettant de rouler avec le véhicule ou bon me semble. il faudra juste que je revienne le 10 mars au minimum pour récupérer ce foutu papier. Pour passer le temps, j’avais prévu de faire faire la révision de la becane et me balader dans les alentours, voir aller jusqu’à Macapa et revenir. C’était une journée de fou qui m’attendais, pleine de rebondissements! ça a commencé avec l’impossibilité de démarrer la moto le matin du RDV, mon pote bresilien non plus n’y arrivait pas, je me sentais moins seule… il a été chercher le garagiste qui lui au premier cou de kik a réussit (j’ai préféré cette option aux démarreurs qui tombent souvent en panne sur les petites motos), la grosse honte. Ensuite conduite sur la piste boueuse jusqu’au garage, et pour une reprise le faire avec un pneu a plat c’était chaud patate! J’avais bien pensé à utiliser ma bombe anticrevaison mais à la vue du bouchon de la chambre à air j’ai hésité : une petite tete de mort… et finalement mon pote m’a dit que ce n’était pas necessaire. Le garagiste a vu que je galérais grave et m’a gentillement filé sa moto en échange de la mienne pour le reste du chemin (1km). Révision + réparations pour 10 euros, vive le brésil! Une fois au garage, impossible de leur faire comprendre que je voulais une chambre a air de secour pour mettre dans mon sac, et ils me disent d’attendre car un ami qui parle français arrive : la police fédérale! gros coup de stress car bien sur mon passeport était resté à la maison… ils ont rien demandé, juste traduit. ouf! S’en est suivi 2h d’amusement a me balader dans Oyapok et pas besoin d’aller bien loins pour avoir tout les types de terrain, de la route super a celle pleine de trous, la piste boueuse, celle en gravier, des ponts avec juste 3 petites planches alignées en longueur a passer sachant que celles dans l’autre sens sont pétées… un pur bonheur!