De Prizen, en une seule journée nous sommes arrivés à Tara! On en revenait pas! En avril, nous avions eu besoin de plusieurs jours pour faire la moitié de la distance. On a enchainée les voiture luxueuses (mercedes, BMW…) et fini la journée avec un camion.
Ca a débuté avec 2 kosovars dont l’un vit du coté de Genève donc la conversation s’est fait en français puis un vieil homme nous à pris pour quelques kilometres et posé devant une agence de voyage. L’une des filles nous a invité a boire le café et son collègue nous a emmené jusqu’au centre ville. De la, un père et sa fille nous ont pris et ont fait un détour de leur route spécialement pour nous montrer un canyon à ne pas louper près de Pec. C’était hors du commun! Un allemand nous a pris juste pour monter jusqu’à la frontière car il devait y faire des papiers, a suivi un français totalement paumé. C’était ma journée 100% communication! Du Kosovo, il devait passer directement en Albanie pour y prendre le bateau mais s’est retrouvé à notre frontière du Monténégro… Croyez le ou non, j’ai eu du mal à formuler mes phrases en français et parfois je stoppais une minute pour chercher un mot dont j’avais oublié la version française. Au bout de quelques minutes c’est facilement revenu. On l’a guidé jusqu’à notre bifurquation pour Tara et je lui ai laissé notre petite carte. Maintenant je suis devenue incollable sur les routes du pays, je les ai toutes parcourues à pieds ou en stop. Celle de Tara était le dernière.
On pensait poser la tente à la sortie du village car il était près de 19h et on a meme pas essayé de faire du stop. C’est le chauffeur de camion, habitué à prendre des gens avec lui qui nousa fortement klaxonné en arrivant derrière nous et s’est arreté juste à notre niveau en demandant où on allait. Ca surprend mais allant jusqu’à notre destination on a sauté dedans. On est arrivé vers 20h au Viaduc de Tara et on a rejoint le camping de l’autre coté.

C’était la 2e fois que je traversais cet immense pont (366m de long) qui enjambe la rivière Tara 149 mètres plus bas, d’où son nom. Il a été fini en 1940 mais la guerre étant passée par là, la version d’aujourd’hui date de 1946. Il est sur le plus grand canyon d’Europe (et 2e du monde) au bout du Parc National des Durmitors. Le revoir en été est quand même bien plus sympa au milieu de sa verdure. Et passer dessus est toujours aussi impressionnant, cette fois j’ai pu en profiter sans me dire je vais congeler sur place si je m’arrête. Et franchement, c’est sacrément haut alors les gens sujet au vertige, abstenez vous.

Avis aux auto stoppeur, quel maximum de km avez vous effectués en une journée?