Nous avons quitté notre couchsurfeur de bonne heure (5h) pour sauter dans un taxi jusqu’au port. Ce n’est pas bien loin a pieds, mais de nuit c’est dangereux de s’aventurer dehors. Depuis le ferry, un grand catamaran motorisé, on a admiré le lever du soleil et j’étais comme une gamine a essayer de reconnaître le chemin que nous avions parcourus en venant avec le voilier. Seulement un petit morceaux était en commun. 2H plus tard, nous accostions a la capitale de Tobago. Leanna nous avait conseillé de louer une voiture pour nous balader mais c’était en dessus de nos moyens (40e/j) alors on s’est contenté des cars qui sont très bien avec de la place pour s’étaler contrairement aux bus de chez nous ou je me retrouve toujours coincée a ne pas savoir comment mettre mes jambes. Théoriquement il y en a toutes les 2h, en pratique c’est plus aléatoire. On a rejoint directement la cascade Argyle sur la cote sud ou on pensait camper… La route tout autour de l’ile est digne des routes de montagnes, étroites et en zigzag, montant et descendant sans arrêt entre les plages. La cote est très jolie même si ici l’eau est pus verte que bleue.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa cascade est accessible facilement en seulement 15 min de marche et elle est superbe avec ses 4 différents niveaux. En chemin, un local nous a proposé de camper chez lui avec beaucoup d’insistance et dit qu’il pouvait nous montrer un endroit par ou passer pour ne pas avoir d’entrée a payer, et pour aller chez lui il fallait s’enfoncer dans la foret… C’était un peu trop louche pour nous et on a eu beaucoup de mal a s’en défaire. Tout autour la végétation est très dense et variée avec notamment des bantous géants. On est montés directement au 2e niveau pour un peu plus de tranquillité. La plupart des touristes s’arrêtent en bas et c’est compréhensible puisque la montée est plutôt du genre escalade. L’eau était un peu trop fraiche a mon goût pour s’y aventurer mais d’autres ne s’en sont pas privés. Etre dans un espace naturel sans touristes me manquait et j’en ai profité pleinement. Un jeune du coin nous a rejoint pour un brin de causette, étant curieux de savoir d’ou on venais. J’ai laissé Gunes en pleine discussion avec notre nouvel ami pour grimper au dernier niveau : la j’étais seule, haut perchée avec une vue d’ensemble sur les alentour. Un vrai havre de paix dans lequel je me suis totalement laissée allée. Ce sont 3 touristes arrivés jusque la qui m’ont ramené a la réalité. J’ai en même temps aperçu Gunes qui me faisait des grands signes. Il était temps pour nous de redémarrer et trouver un endroit ou dormir. Notre nouvel ami s’est transformé en guide et nous a conduit jusqu’à un fort avec une équipe de sécurité de nuit qui veillera sur nous sans problèmes. Ils ne sont pas habitués a avoir des campeurs sur l’ile et rester sur les plages n’est pas conseillé de nuit. Ils nous ont d’ailleurs fait comprendre qu’on ne devait pas s’y aventurer car « des bateaux passent la nuit ». Avant de nous quitter, notre jeune guide nous a montré son savoir faire avec les noix de coco et a le regarder, ça avait l’air très simple… grimper a mains nues sur le cocotier, y détacher les coco, puis en redescendre tout aussi simplement. Pour lui, il suffit de la taper contre le tronc et le haut de la noix de coco s’ouvre, prête a être bue mais lors de nos essais c’était loin d’être pareil. On en avait absolument de partout et on a jamais réussit a les ouvrir. J’opte pour la méthode de Laurent avec la machette, comme ça je suis sure de pouvoir boire.

On a poursuivit presque sans soucis notre route le lendemain si on omet le bus qui nous est passé sous le nez sans s’arrêter. Une fois a Charlotteville, on a opté pour DSC_0350une chambre conseillée par l’office du tourisme a des prix défiant toute concurrence au vu du coin ultra touristique, on avait pas envie de batailler pour poser la tente. On a passé l’âpres midi a profiter du village et de sa petite plage. Le lendemain matin, on a assisté au retour des pêcheurs et a la bataille pour partager le poisson : ça criait dans tous les sens ! C’était a celui qui hausserai le plus haut la voix pour avoir raison, la bataille s’est transférée du bateau jusqu’au petit commerce, mettant une sacrée ambiance. Ça nous a beaucoup divertis en attendant le bus. Nous pensions passer l’âpres midi a faire le tour des plages de l’extreme sud ouest de l’ile mais le bus a préféré nous garder 3h de plus a son bord en décidant de tomber en pane au beau milieu de nulle part. Du coup nous nous somme limités a un tour en ville et une soirée au port a attendre le ferry. Jusqu’à 21h, il était absolument incertain que nous ayons des places, car le ferry de nuit sert principalement de cargo et si il leur reste un peu de place pour les passagers il en embarque. Finalement on a eu nos place âpres avoir assiégé un bout de temps le guichet. En montant a bord, on a vite compris le pourquoi les places sont limitées : il y a juste une toute petite pièce réservée aux passagers et bien sur c’était le premier qui monte qui obtient le meilleur coin pour se poser pour la nuit. On a opté pour l’extérieur sans aucun regrets car la clim nous aurai transformés en glaçons.