OLYMPUS DIGITAL CAMERAJ’ai fini par enfin redécoller de Fortaleza. J’ai bien essayé de rester sur la route,la OLYMPUS DIGITAL CAMERAvraie! Mais vous connaissez mon attrait pour les 4 voies et celui pour les pistes. Ça n’a pas loupé j’ai récidivé à moins d’une heure de mon départ. Ma première tentative a été infructueuse, j’avais zapé que le dimanche les plages sont bondées. Faire du slalom entre les baigneurs ça le fait moyen alors après un dernier coup d’œil à la plage, retour dépitée à la 4 voie… un peu beaucoup têtue, j’ai retenté le village d’après et cette fois gros lot! Presque aucun baigneur en vue! C’est repartis pour la conduite dans le sable! J’ai fait mon bout de chemin trankilou jusqu’à Morro Branco, entrecoupé de 2 traversées en bac.

J’ai faillit louper l’essentiel en étant allé sur la route des plages. Par pur hasard j’ai fait un tour dans le centre pour voir le point de vue et je suis tombée nez à nez avec le labirynthe de terre ocre rouge. Je savais que Morro Branco avait des plages colorées mais j’étais loin d’imaginer ça. Des petites falaises partant du blanc au noir en passant par toutes les teintes d’ocre. Pour ceux qui connaissent Roussillon, c’est le même genre, c’est pas loin de mon chez moi français et ça m’a donné l’impression d’être un peu à la maison. Dans cette optique, je n’avais plus qu’une envie: rester sur place et en faire le tour complet le lendemain. Le marchand de souvenirs à l’entrée m’a envoyé juste en dessus demander confirmation à son proprio si je pouvais planter la tente dans leur jardin. Planter la tente avec vue sur mer dans un endroit pareil c’est le top! Par contre j’étais mitigée entre ils sont contents et je dérange car le contact n’a pas été plus loin que 3 phrases échangées mais toujours avec le sourire.

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De bon matin, la montée au phare a été dure… ils ont passés où les muscles de la via alpina? Il est pourtant pas haut ce phare, disons que c’est la chaleur assommante et le sable qui m’ont fait autant souffler… j’avais le labyrinthe juste pour moi! Ça n’a pas duré, les touristes avec guide sont arrivés en masse à partir de 9h.
OLYMPUS DIGITAL CAMERAAyant calculé que la marrée basse était à 10h, j’avais la ferme intention de continuer par la plage mais la barman me l’a fortement déconseillé et pour me confirmer a interpelé un guide: hors de question de ma laisser passer, je n’ai pas une trail et je ne connais pas le coin. C’est trop dangereux car en la marée monte vite jusqu’aux falaises. Finalement ils ont eu raison d’insister, je n’avais pas fait 500 m sur la route que la chaine a commencé a sauter dangereusement…
J’avais oublié l’amour de Bloup pour les garages. Me voici une fois de plus chez le mécano. Ici c’est Roberto et le bilan est lourd : la chaine, courroie et pignons sont en soin palliatif, câble du frein avant et embrayages rouillés dans la gaine, la rouille bloque le réglage des amortisseurs, l’huile est trop vieille. Ça lui a pris un certain temps pour refaire une nouvelle jeunesse à Bloup. La demoiselle ayant besoin d’un décrassage, Roberto et Heloisa sa femme m’ont proposé de faire de même chez eux le temps que Bloup soit prête. L’heure ayant tourné, l’invitation s’est prolongée à la nuit.