Apres 5 mois passe en france, je repars pour une nouvelle transatlantique, encore en monocoque. Direction l’Amerique du sud en voilier! Ce petit sejour en metropole m’a permis de faire en partie le tour de la famille et des amis, mais l’appel de la route s’est fait ressentir. J’ai bien retente de rester sage et avoir un point fixe, mais pour l’instant, cette vie ne correspond pas a mes attentes. Il y a toujours de nouvelles destinations a aller voir, et surtout je suis un brin tetue. Quand j’ai decide quelque chose, je le fais! En l’occurence je parle de la descente du Bresil a moto. Vous aviez suivi mes deboires de visa et je me suis retrouvee interdite de territoire pour 6 mois, c’est a dire jusqu’a fin mai 2016.

BoussoleAyant encore un peu de temp devant moi, je me suis repenchee sur les transatlantiques. Certains m’ont dit que je suis un peu folle de vouloir recomencer cette aventure sachant que la premiere foi j’avais ete malade tout du long, je me suis faite taquiner par rapport a mon ami Jack, si je le reprendrais a bord avec moi (mon seau). Pour moi, c’est surtout l’occasion de retenter l’experiencepour etre definitivement fixee par rapport aux bateaux. Soit je deviens un matelos, soit s’en est fini de la voile et je n’insisterai plus. Pendant pres d’un moi, je suis devenue une vraie addict de la bourse aux equipiers. C’est un site internet qui met en lien les bateaux (capitaines ou skippers) avec les equipiers. C’est le seul qui a mon gout est serieux! J’y ai publie ma propre demande et passe des heures a chercher un voyage qui correspondait a mes criteres et repondre aux annonces. J’ai eu une proposition pour un convoyage de catamaran a Miami, une autre pour Boston. J’etais moyennement emballee sachant qu’il faut faire une demande de visa pour les USA (130euros) et qu’ensuite il me faudrai reprendre un avion pour l’Amerique du sud. Puis j’ai trouve l’anonce de Luc, qui pars mi avril direction… Kourou en guyane! je n’aurai jamais pu trouver mieux, avec cette destination que je connais comme ma poche et a la frontiere du Bresil. Meme au niveau des dates le timing etait parfait! On s’est rencontre a Sete a bord de son bateau et le feeling est bien passe. Il m’a confirme un peu plus tard que c’etait valide, je ferrai parti de l’equipage pour la Guyane.

De la, les choses se sont precipitees pour moi, car comme d’habitude, je fais tout a la derniere minute! J’ai passe les dernieres semaine a faire la course pour voir les personnes que je n’avais pas encore vues, faire un saut en Ukraine voir mon frere et retourner au bateau plusieurs fois pour rencontrer les autres equipiers et participer aux preparatifs du depart. On s’est mis d’accord pour les courses, qui prefere quoi, plutot sucre, plutot salé … et surtout ne prevoir que des trucs qui se conservent bien car il n’y a ni frigo ni congel a bord. Ce sont les cales qui nous serviront de stockage le plus frais possible.

Le départ était prévu à 4 :

 

    • Luc, 42 ans, proprietaire et capitaine de Boussole

 l'equipage

    • Arnaud, 28 ans, cordiste marseillais

 

    • Ellynn, 24 ans, suisse tout juste diplômée de l’ecole des skippers

 

    • Et moi.

Boussole est un voilier monocoque en alu de presque 18 mètres.

L’intérieur est un grand espace ouvert, avec seulement une cabine que j’ai volontié laissé a Ellynn, l’autre équipiere féminine. Même au port, il faut être a moitié contorsionniste pour y entrer et et en ressortir, très peu pour moi. Déjà en temps normal je ne suis pas très souple et un peu maladroite alors imaginer sortir de la en pleine mer avec les vagues, pour moi c’est comme essayer de sortir d’une machine a laver en plein programme.
J’ai préféré  de loin ce qui fait plus ou moins office de coin canapé. Un drap tendu au dessus pour faire office de tente berbère comme dit Luc et c’est parfait pour avoir un brin d’intimité.Au réveil