Depuis notre retour précipité sur English harbour pour des soucis de change, nous nous sommes laissés vivre en mode glandouille.

La plage que nous avions repéré s’est avérée un peu craignos le soir donc on a opté pour l’auberge de jeunesse, il était trop tard pour se mettre à la recherche d’une nouvelle place et se balader de nuit sur l’île est fortement déconseillé… Cette auberge est ultra chère si on compare avec celles que nous avions fréquenté jusque là, et de surcroît ils n’ont pas l’eau chaude car « nous sommes dans les Caraïbes, il fait bien assez chaud dehors », les chambres ont une petite fenêtre donnant sur la salle commune donc impossible de laisser ouverte pour avoir de l’air (et il faisait sacrément chaud!). Le ventilateur ne servait à rien dans de telles conditions.Vous avez sûrement compris je n’ai pas aimé sachant que pour notre débarquement on avait trouvé un hôtel moins AVEC clim ET eau chaude à l’autre bout de l’île, j’étais légèrement énervée… Petit point positif, je dirais que c’est les gérants qui sont très sympas (pour 65$ US ils ont intérêt!) et les hamburgers frites super bons et pas cher. On en a fait notre régime de la semaine matin et soir ce qui nous a valu les gros yeux des gérants et ils nous ont répété je ne sais plus combien de fois le matin « vous êtes sur ? » Nous y sommes restés quelques jours sans guettée de cœur car Güneş a fait une bonne insolation puis il a reçu des offres pour son site web qu’il devait absolument remettre à jour.

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J’y ai découvert dans la salle commune un hamac en version assise. M’étant accoutumée a ce nouveau moyen de dormir, il ne m’a pas fallu plus de 10min (le temps d’une douche) pour m’y installer. Il est très confortable et adopte toute les positions assise qu’on veut. Le rouli du bateau doit surement me manquer plus que je ne le pensait puisque je faisais sans arrêt se balancer mon nouveau siège. J’y ai mis a jour mon blog, les chroniques sur un monde d’aventure et passé de nombreuses heures a rêvasser en regardant la mer en face de moi. J’étais a la fois dans mon petit cocon et en même temps en contact avec les autres, le bar et la cuisine de rue juste au dessous. Certes j’aurai pu choisir une partie de l’ile comme place favorite, mais ce hamac est l’endroit ou je me suis sentie le plus reposée avec son ouverture sur notre monde (touristes principalement européens, auberge…) et celui de l’ile (plages, animation dans la rue, port, cuisine locale…).

La suite était bien plus sympa. Nous avons enfin changé d’air pour nous installer dans le jardin de l’ancienne maison du gouverneur datant du 17e siècle. La maison ayant été à moitié rénovée puis de nouveau abandonnée, il n’y avait pas de plancher et les chauves souris y règnent en maître.OLYMPUS DIGITAL CAMERA Par contre le jardin est immense et nous avions l’embarra du choix avec une superbe vue sur tout English Harbour tout en étant tranquilles. On y a passé les 3 jours suivants, ponctué par un aller retour courses histoire de dire que nous avions bougé et la rencontre de Miguel. On a fait connaissance très tôt, réveillés par du Bob Marley. Il viens à la maison tout les matins pour débroussailler les ruines en vue de faire une nouvelle rénovation. Il parle aux pierres et aux plantes, et a une vision très cool de la vie : un job pas forcément facile mais c’est sa destinée, une copine (être 2 pour ne faire qu’1), ses enfants et pas besoin de plus pour être heureux ! Il a bien raison et nous avons passé des heures ensembles à philosopher et refaire le monde.

Le dernier soir à la maison, nous avons vu notre voilier arriver dans la marina juste pour le coucher de soleil. Autant au Cap d’Agde il faisait grand, autant ici parmi les immenses bateau il donne l’impression vu d’en haut d’être un jouet pour gamin malgré ses 20m.